Renaud Rodier
Auteur | Humanitaire
©ABIGAIL AUPERIN
Bienvenue sur mon site
Vous y découvrirez un aperçu de mon parcours dual en tant qu’écrivain humanitaire (pas toujours dans cet ordre), de ma vision de l’écriture et de mes compétences professionnelles, ainsi que de mes dernières publications et actualités.

Les chagrins sans nom ont l’itinérance des apatrides.


Désormais disponible en librairie
Si Rome meurt
Par une nuit de septembre, à Rome, trois amis sortent d’un cinéma. Pietro, Tama et Monica ont en commun d’avoir chacun un parent étranger. Ils plaisantent souvent sur le fait qu’à eux trois ils forment un Italien et demi. Sur la place Colonna, ils croisent une cohorte avinée qui célèbre une victoire : Giorgia Meloni vient de remporter les élections. Pietro, qui a dix-huit ans ce soir, se soucie peu de politique. Sa seule obsession est le court métrage qu’il doit réaliser pour l’examen d’entrée dans une prestigieuse école de cinéma. Mais devant la fontaine de l’Acqua Paola, il rencontre un clochard qui a d’étranges théories sur l’Univers. Un doute gagne Pietro : ce SDF illuminé pourrait-il être son père, un astrophysicien disparu dix ans plus tôt ? Après Les Échappés, premier roman très remarqué, Renaud Rodier nous offre, dans Si Rome meurt, le portrait d’une Europe qui bascule. Alors que Pietro, aidé de ses amis, plonge dans le monde des laissés- pour-compte de la Ville éternelle, c’est le sens de nos existences qu’il nous amène à questionner. Aussi truculent que tragique, lumineux comme l’Italie qu’il dépeint, ce roman rend hommage à l’Art et aux âmes fragiles qui veillent sur le rêve d’une humanité plus forte.

Sous la lumière orangée des réverbères, Rome défile, immuable et fragile à la fois. Qui aspire à l’éternité doit apprendre à souffrir. Chaque rue, chaque place porte cette leçon gravée dans ses pierres. Ce soir, la capitale d’un défunt empire parle à chacun de ses enfants. S’ils sont encore trop jeunes pour déchiffrer son langage, il y a dans le timbre de sa voix une suavité rassurante, une vague promesse : Rome veille tendrement sur ses morts.

À propos
Que je tienne une plume en tant qu’auteur ou supervise des efforts de reconstruction en tant qu’humanitaire, un même désir m’anime : trouver du sens – de l’humain – au cœur du tragique.
Ma créativité s’épanouit à travers ces activités en apparence distinctes mais en réalité complémentaires. Toutes deux me permettent d’apprécier la fragile beauté des choses imparfaites et éphémères de ce monde en perpétuel émoi, avec une curiosité sans cesse renouvelée.
Ces métiers « artisanaux » me permettent, à ma modeste échelle, de restaurer ce qui est endommagé en mettant en valeur les fissures plutôt qu’en les occultant, inspiré par l’art réparateur du kintsugi.
Mes convictions humanitaires influencent profondément ma manière d’écrire. Malgré les atrocités auxquelles j’ai été confronté, je garde une foi inébranlable en la capacité des êtres humains à dépasser leur condition.
Parallèlement, ma passion pour la littérature guide ma pratique sur le terrain, où je cherche constamment la nuance, fasciné par la diversité infinie des vérités relatives.
Me remettre en question, et en jeu, est un mode de vie, afin d’éviter toute satisfaction aveugle.
N’hésitez pas à me contacter.
Camille:
« Ne regrette pas ce que je n’ai su te donner. On ne se donne jamais vraiment, on se laisse emprunter, une date de retour au coin des lèvres. »
